Blog de Geneviève Grousson-Troyes

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dimanche 27 mars 2011

Quatuor Equinoxe, musique et émotion

Le Quatuor Equinoxe vous a régalé à domicile avec un concert romantique et riche en émotion, à la maison, le samedi 26 mars 2011 à 19h30. Ce soir là nous étions 72 à écouter.

emile

La jeune fille et la mort de Franz Schubert, Giacomo Puccini Crisantem et Johannes Brahms Un quatuor à cordes en do mineur.

À l’issue du concert nous avons eu le plaisir de poursuivre la soirée ensemble en partageant ce que chacun a apporté pour la circonstance.

Je vous remercie tous d'être venus nombreux. Nous avons eu aussi le loisir et plaisir de commenter mes derniers travaux qui ont rejoint les autres sur les cimaises de la maison. Une occasion pour expérimenter et s'ouvrir à la transversalité en associant musique et autres arts. Mais comme le disait Gainsbourg, la musique n'est-elle pas au sommet de tous les autres arts ?

www.quatuorequinoxe.com

www.myspace.com/quatuorequinoxe

www.myspace.com/emilebernardcello

Equnoxe

dimanche 13 février 2011

Exposition "Noël Filippi, peintre" au Belvédère

Durant plus de 20 ans, Noël Filippi, m'a prêté son expertise de décorateur et donné son amitié de peintre. Manière douce de faire le deuil (sa disparition est récente) j'assure ce mois-ci les visites commentées pour les scolaires et je présente son oeuvre le Dimanche 13 février à 17 h au Belvédère.

J'adresse ces quelques photos à ceux qui m'ont demandé pendant la visite quelles étaient ses oeuvres de jeunesse :

http://gallery.me.com/groussontroye...

_Agnès Caillat :__

Noël Filippi est né le 23 décembre 1925 dans le village de Medigliano San Vitale en Vénétie. Son père est maçon, sa mère élève leurs six enfants. La famille émigre en France dans les années vingt, à Fontaine. Reçu premier au certificat d’études du canton, Noël poursuit sa scolarité avant d’être renvoyé pour cause… d’italianité. La France est alors en guerre contre l’Italie, Noël se fera naturaliser Français plus tard. Très jeune il dessine et il peint, beaucoup. Mais il doit commencer à gagner sa vie. D’abord vernisseur auprès de son frère Joseph qui est ébéniste, puis maçon, électricien, Noël travaille dur, tout en continuant de peindre. Il découvre ses premières expositions dans les années cinquante, a très vite pour amis de nombreux artistes – comme Mucha, Gilioli, Chatard, Termat, Guichard… –, voyage régulièrement en Italie où il admire tout spécialement Piero della Francesca, Bellini, Mantegna, Giotto…

En 1954 il fait un long séjour en Hollande dans le cadre d’un échange. L’accueil est chaleureux, Noël parcourt avec enthousiasme les musées, rencontre les frères Van Velde, noue de solides amitiés, passe des heures devant les Rembrandt qu’un diplomate lui permet de voir dans des conditions idéales. Noël parlera d’un voyage dans l’absolu, dans l’infini… une révélation… un mystère dévoilé… l’impression qu’un dialogue va s’engager… Il dira aussi « La fréquentation de tels génies peut vous écraser, vous décourager… » Dès son retour pourtant il expose à la galerie André Guilmin. Très vite suivent d’autres expositions : galerie Repellin-Perriot, galerie Parti-Pris, galerie Hebert avec Chatard, Gilioli et Mucha en 1968, galerie du Groupe évolution et Montagne à La Plagne en 1971, Bijougalerie de Jean-Marie Cupillard à Grenoble.

Entre-temps Noël a rencontré Hélène avec qui il a eu deux filles. Par crainte de ne pouvoir subvenir aux besoins de sa famille il entame une carrière d’architecte d’intérieur vers quarante ans, et cesse d’exposer. A un journaliste qui lui demande pourquoi, il répond « J’apprends à peindre ! » Toujours insatisfait, dans son atelier, où règne un désordre très ordonné, il livre son combat. Pour lui, la toile n’est jamais achevée, il se voit comme un chercheur, un artisan en chambre. Dans ce combat se mêlent amour et terreur. Noël Filippi n’est pas un peintre tranquille, il tente à la fois de traduire l’inquiétude du peintre devant le monde et, dans son atelier de Saint-Martin-de-la-Cluze voisin de celui de son grand ami Gilioli, en vacances de l’architecture, continue de peindre ses pommes, véritable célébration charnelle. De longues heures de travail dans un jeu de transparences et de matières dont Noël a le secret – un peu sorcier il broie lui-même ses pigments, mélange les colles, les huiles, l’essence, et froisse le papier, et le déchire… Amoureux des jardins il crée le sien à Montbonnot, et c’est une création en effet, d’un univers poétique où le végétal rencontre l’art, et où les amis de passage sont toujours conviés à manger un plat de pâtes – une autre de ses passions. Son atelier au milieu des bambous est une caverne d’Ali Baba. Noël garde tout : bouteilles, boîtes de fromage, cageots, ficelles, papiers… Et il métamorphose tout. D’une bouteille de plastique il fait un Lalique, d’une simple tôle une série de cœurs vibrants, et à travers de vulgaires sacs plastiques il laisse filtrer la lumière violente d’un lustre contemporain. Noël Filippi a toujours été à la recherche de l’émotion, du mouvement, d’un instant de grâce. Dans sa peinture comme dans son jardin, où son amour pour tous les végétaux, fleurs et arbres, les a laissés s’épanouir dans une totale liberté, jamais taillée. Une peinture et un jardin évolutifs, qu’il travaillait peu de temps encore avant de terminer sa vie, riche et rayonnante, le 2 octobre 2010.

''« Que d’heures passées à écraser les absinthes, à caresser les ruines, à tenter d’accorder ma respiration aux soupirs tumultueux du monde ! Enfoncé parmi les odeurs sauvages et les concerts d’insectes somnolents, j’ouvre les yeux et mon cœur à la grandeur insoutenable de ce ciel gorgé de chaleur. Ce n’est pas si facile de devenir ce qu’on est, de retrouver sa mesure profonde. » '' Albert Camus, Noces.

Visite commentée pour les écoliers de St Martin d'Uriage

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mardi 8 février 2011

Le printemps d'un projet

Avec le printemps et sa lumière pure, les couleurs fraîchement passées des façades des immeubles, les murs d'intérieur aux couleurs bonbons vont pouvoir s'exprimer. Nous avons hâte de faire le déplacement pour voir ce printemps l'aménagement fini à Castelnau-le-Lez, Vendargues et Sète. Dans les vues 3D ci-jointes, nous pouvons voir que les peintures sur tôles jouent pleinement le rôle que joueraient des peintures sur toiles montées sur un chassis classique, peintes avec nos bons pinceaux et nos traditionnels tubes de gouaches, acryliques ou huiles. Simplement, un hall d'entrée d'un immeuble n'est pas une cimaise de musée ni un mur dans un appartement privé. Le choix d'une oeuvre originale au rendu sensible sur un support solide en aluminium, pouvant se placer à l'intérieur ou à l'extérieur, rend possible le lien avec un public plus nombreux, plus large, pas toujours aussi averti que dans un espace muséal. Les mains d'un petit enfant en poussette ou la main curieuse de quelqu'un qui veut toucher, voilà la rencontre aussi à laquelle se destine cette oeuvre posée là dans la limite délicate entre espace public et espace privé.

hall rouge iris

La rue n'est qu'à un pas. Une image de plus, pourtant ce n'est pas une publicité ni de la décoration au kilomètre que l'on peut se procurer et voir partout. La peinture elle-même porte des annotations personnelles écrites à la mine de plomb, "brutes", renvoyant au contexte d'élaboration du dessin (date du dessin, lieu, signature). J'ai posé là en effet une petit partie de mon carnet de route et de ma vie, au croisement d' un couloir et d'un ascenseur, entre un bureau et un escalier. Une écriture personnelle "à l'ancienne" comme sur un parchemin ou comme un dessin croqué sur un bout de nappe en papier… Une note d'humeur, d'humour, de vie, une marque d'attention dédiée à un lieu et à son nom, à son histoire et par extension, à ses habitants. Personnaliser "Les anémones", "Lou bigos". Baptiser aussi les halls : le hall jaune, le hall rouge.

hall jaune lys

Habiter en effet ce n'est pas seulement se loger, c'est investir l'espace dans lequel on vit déjà, par les gestes, par le corps, son déplacement, son comportement, par le regard. Ces oeuvres seront offerts au regard dans un quotidien répétitf. Espérons que chacun s'attachera un peu à ces dessins, que les yeux finiront le dessin. Y trouveront de nouvelles formes, de nouvelles tâches, sauront observer de nouveaux traits. Tout notre monde est ainsi fait : de figures, de fonds, de formes, de couleurs et de traits, d'ombre et de lumière. Libre et s'offrant aux yeux de ceux sachant l'observer. L'apprécier.

lundi 4 octobre 2010

"Nature vivante" exposition à l'Office de tourisme d'Uriage

DU 4 OCTOBRE AU 4 NOVEMBRE

VERNISSAGE LE MERCREDI 13 OCTOBRE à 18h30

Ibiscus__-_copie.jpg Du lundi au vendredi 9h/12h & 14h/17h, près du Casino d'Uriage

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"Nature vivante".

"Une authentique nature morte naît le jour où un peintre prend la décision fondamentale de choisir comme sujet et d'organiser en une entité plastique un groupe d'objets. Qu'en fonction du temps et du milieu où il travaille, il les charge de toutes sortes d'allusions spirituelles, ne change rien à son profond dessein d'artiste : celui de nous imposer son émotion poétique devant la beauté qu'il a entrevue dans ces objets et leur assemblage."

Charles Sterling, 1952

Pour voir les photos de l'exposition, cliquer ici :

http://gallery.me.com/groussontroye...___

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A la base "Nature morte" désigne un sujet fait d'objets inanimés. C'est un terme de beaux arts comme "modèle vivant". Comme le nu est mon sujet de prédilection, j'ai contracté les deux termes "nature morte" et "modèle vivant". J'aime mieux le terme utilisé à la renaissance par les Italiens : cose naturali (choses naturelles). Dans ces objets qui ne bougent pas, la vie est pourtant là et elle me fascine. J'aime la capter pour qu'elle anime mon dessin. Je ne suis pas obsédée par la recherche d'un sujet mais plus par celle d'une expression. Je ne suis pas en train de dire que le message n'existe pas dans ma peinture mais disons que la forme même renvoie à un univers d'objets et de choses de la vie ordinaire, des lieux communs.

Quand j'installe mes expositions, j'ai la sensation d'ouvrir un carnet de notes, un pense-bête visuel pour ne pas oublier. L'essentiel. Le proche. J'y ai consigné l'essentiel des sensations. Ce sont des sortes de pages d'écritures. Des pages dans lesquelles retenir "les phénomènes", les qualités des choses, les effets et les sensations fugitives, les expressions des visages ou les mouvements des corps. Médusée par la vie. A la mer, à la montagne, dans un jardin ou dans la ville. Dans un musée. Peu importe. Ce sont des relevés. Dans les capitales européennes Barcelone, Vienne, Budapest, Berlin, Londres, Rome. Un monde actif, plus lointain, un véritable chantier architectural mais aussi politique et social mais, laissant toujours de la place à l'art (ouf, heureusement…). Je n'ai jamais exposé mes carnets de références dans lesquels j'évolue avec mes élèves de design, au milieu des créateurs et des créations anciennes ou contemporaines. Je partage avec eux, et avec d'autres passionnés, l'amour du sensible. Par exemple lire avec eux du Jim Harrison dans un monde naturel idéal… ou faire de la cuisine une expérience vivante, avec des aliments qui cessent d'être anodins ou interchangeables, couleurs, odeurs, saveurs, "répartir la semoule dans les assiettes, disposer les légumes, les carottes…"etc. Se retrouver dans le creuset de l'expérience sensible. Comment aujourd'hui ne pas penser à Noël Filippi, artiste et décorateur fabuleux et un tendre amoureux des matières et des couleurs, qui vient de nous quitter cette semaine ? Il était pour moi non seulement un ami mais aussi un maître, un artiste véritable capable de faire une merveille avec un bout de ficelle, capable de faire feu de tout bois dans chacune de ses créations. Son sujet : la forme minimale. Au lieu d'imiter, de copier la nature qu'il affectionnait aussi dans son travail de décorateur paysagiste, il synthétisait une forme après avoir observé, après avoir relevé le meilleur côté de l'objet en question pour en faire un signe. Un signe qui signifiait encore l'objet mais sans le plagier, l'imiter. Il n'en gardait que la substantifique moelle, sublimée sous des aplats de couleurs profondes et sourdes. Une écriture magique et très reconnaissable. Triste ou pas triste, le monde… toujours en tirer un effet positif, toujours sublimé, transformé. "La vie est un jardin" dont on s'occupe infiniment…

De parler de Noël Filippi m'amène à la pratique de Bill Viola qui décrit ses premières bandes en citant Marshall McLuhan : « Le médium, c'est le message », c'est-à-dire que le sujet, ce qui est mis en scène, c'est la technologie vidéo elle-même. Comme le serait la photographie, ou le graphisme, le dessin ou la peinture pour elle-même. La démarche de Viola est intimiste pour exprimer son cheminement émotionnel et spirituel. Il n'hésite pas à donner des images de lui-même ou de sa famille pour exprimer des sujets universels comme la vie, la mort, le sommeil, le rêve, l'eau, le feu, le désert…''1991"The Passing" bande vidéo et réflexion sur la vie et la mort, en réaction, la mort de sa mère et de la naissance de son deuxième fils.

Mes dessins représentent l'univers familier dans lequel j'évolue comme si je voulais le montrer, "rendre visible". Mon écriture personnelle est comme une antidote, une réponse à la "perte de soi" dans le monde des codes et des messages standardisés dans lequel nous évoluons. Je fais en sorte que, par volonté ou par hasard, les tâches dominent, en renvoyant tour à tour au fond ou à la figure, en brouillant la lecture directe. Mais en permettant à celui qui regarde d'identifier mon sujet, l'objet et le support d'étude. Je pars de d'observation des formes, des matières, des couleurs en dessinant toujours d'après nature, sur le motif. Cela permet d'acquérir une rapidité d'exécution et une grande facilité dans l'analyse des sujets à peindre. Cette pratique, comparée au travail en atelier et d'après une photographie, oblige à cadrer soi-même. Sur la toile ou la feuille de papier, l'espace en 3 dimensions est projeté en 2 dimensions. Les couleurs sont vraies car la luminosité peut varier rapidement. Le dessin est ouvert à qui sait regarder, observer, restituer. Et dans le fond ce n'est pas la référence "aux canons" de la beauté (!) qui compte mais bien la justesse de l'observation et le brin d'humilité qui fait du dessinateur un petit homme insignifiant et démuni dans le grand espace des créations humaines ou naturelles. Dans le monde.

En cherchant l'abstrait, je ne parviens finalement qu'au figuratif. C'est comme ça mais dans le fond, ma peinture est accessible. Tous les peintres essayent de faire parler "les choses" (fleurs, objets du quotidien, paysages, animaux) sur la trace des maîtres anciens Brughel, Rembrandt, Chardin, Delacroix, Van Gogh ou contemporains Lichtenstein, Warhol. Pour s'amuser ou plus sérieusement. Sensible et profond, Goa Xingjian, plasticien et écrivain contemporain de l'âme dit à ce propos : "L’artiste pour conserver son indépendance doit revenir à l’individu, aux sensations et aux sentiments personnels."

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Les peintures de l'exposition font partie d'une commande pour l'aménagement de hall d'immeubles et de bureaux à Castelnau-le-Lez, Vendargues et Sète.

Programme 'immobilier "de Vestia promotion" à Montpellier. Merci aux concepteurs et décideurs de prévoir des collaborations architectes-artistes et de contribuer à donner une dimension culturelle à leur création urbaine.

Les dessins sont réalisés sur de la tôle d'aluminium par des procédés technologiques issus du numérique. Ils peuvent être placés à l'intérieur et à l'extérieur.

lundi 20 septembre 2010

Les fresques pour Vestia Promotions

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Dans le cadre d' une commande, me voilà plongée dans du design d'espace, du design global. Je participe à l'aménagement des halls pour des immeubles situés dans le sud de la France, à Vendargues, Castelnau-Le-Lez près de Montpellier et Sète. L'idée de participer aussi à la décoration intérieure (murs, plafond, sols, boîtes à lettres, portes) permet de viser à plus d'harmonie et de cohérence entre mes peintures, mes dessins et le lieu dans lequel ils seront placés. Le choix simultané des volumes, des matières, des couleurs permet de véhiculer un concept global (thème) d'obtenir des liens forts entre l'intérieur et l'extérieur, entre le passé et le futur du lieu, entre le support du mur et la surface dessinée. L'intégration d'oeuvres d'art renvoyant chaque fois à des couleurs, des graphismes, et des ambiances lumineuses et colorées d'une même charte, permettra de faire le lien avec un élément du programme architectural de Vestia Promotion. Cela servira dans le même temps son cahier des charges conceptuel. Par leur aspect et leur conception architecturale, ces immeubles étaient déjà inscrits dans le champ de la création contemporaine. Ce parti-pris d'intégrer des tableaux et des décors dans les zones publiques de passage permet de peaufiner et d'affirmer cette volonté.

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Au thème fleuri des immeubles en "S" Les Anémones, j'ai répondu par un ensemble coordonné composé de parements acidulés dans des bois aux essences variés traités, posé en calepinage horizontal ou vertical, allongeant ou rétrécissant l'espace. J'ai crée ainsi des "sas" de sensations avec des effets de tâches abstraites à l'intérieur de croquis très figuratifs.

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Les fresques La dune et Le port, pour les bureaux de Vendargues, sont traitées dans des formats panoramiques sur fond blanc, coupant la longueur (12 mètres linéaires) et accompagnant les passants jusque dans l'escalier. Les couleurs du sol répondent aux tableaux. Ce grand chantier de formes me plaît beaucoup. Espérons qu'il se distinguera en donnant un supplément d'âme à ces lieux de résidence ou de travail. Qu'il justifiera l'association artiste/artisan dans le cadre de l'amélioration les projets d'aménagement du territoire. Pour Sète et ses chais, je pense aborder le thème des produits de la mer, poissons, crustacés et du vin. Bref, la gastronomie et le plaisir du port très proche ou les soirées se passent dans les rues , dans le souvenir de Brassens, des marchés de la mer, des barques bleues et rouges des joutes nautiques, une tradition sétoise.

jeudi 20 mai 2010

Cré'art à LA MURETTE, 22,23 et 24 mai 2010 / Christian Vogel et Geneviève Grousson-Troyes, invités d'honneur du week-end !

Rien pour moi, pas d'engagement particulier depuis Noël; ça fait plaisir de sortir de ma tanière ! Printemps, soleil, été, nouveaux projets. Je fus sollicitée cet hiver mais je n'avais pas beaucoup de disponibilité, de temps à consacrer à des expositions particulières.

J'ai des commandes aussi que j'ai parfois du mal à honorer dans les temps. Je travaille actuellement pour la décoration de deux halls d'immeuble situés à Sète, je prépare 3 fomats 50 X 60 cm pour une exposition organisée par Jean-Noël Zanetti, et enfin un petit objet pour Olivier Favario. Et surtout les cours de mes élèves (pour être honnête, je devrais commencer par ça) , tout un programme à l'approche du BAC, des jurys.

CRE'ART* ça se passe à la Murette. L'exposition annuelle des travaux des artistes de l'association CRE'ART (plus de 100 adhérents inscrits dans l'atelier) est accompagnée de l'exposition du ou des invité(s) d'honneur. De charmantes artistes donnant des cours dans l'atelier qui fonctionne toute l'année m'ont contactée et invitée il y a quelques mois. Merci.

*Association : CRE'ART (CREATIVITE, RENCONTRE ET EXPRESSION ARTISTIQUE). Département (Région) : Isère (Rhône-Alpes) Rue du Bouchat, 38140 La Murette. Depuis 2005.

dimanche 29 novembre 2009

Marché de Noël / LE 5 DECEMBRE A ST MARTIN D'URIAGE

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Je profite de l'occasion d'exposer à l'Office de tourisme "D"après modèle"et au Belvédère "Mon voisin est un artiste" pour participer aussi au marché de Noël. Dans la lancée, et maintenant que par mal de gens ont vu mon travail de peinture en grand format, compris aussi ma démarche, je me réjouis de participer à cette jolie fête sur la petite place de St Martin. Certains m'ont demandé des petits formats, pas trop chers pour offrir. Les prix seront affichés, dans une fourchette de 40 à 80 euros et les tableaux seront réalisés sur de l'aluminium, encadrés dans une boîte américaine en bois lasuré. Il y en aura à peu près quarante modèles différents déclinant les thèmes du quotidien avec mes habituels extraits de carnets de route (mer, montagne, jardin, personnages) et des nus d'après modèle. Si vous voulez venir chez moi, ils seront près dès jeudi soir. Sinon, je serai placée dans un petit stand avec mes enfants, pas loin du restaurant Basilic et le l'animation de 9H à 18h comme tous les autres exposants. A samedi !

Rappel des expositions :

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Voici un aperçu des modèles avec quelques images de l'exposition encore en place. N'oubliez pas en effet que l'exposition "D'après modèle" à été prolongée jusqu'aux vacances de Noël (heures d'ouverture de l'office du tourisme).

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__En parlant de Noël et du froid, je me souviens de ce voyage à Druskininkai en Lituanie l'année dernière à cette même période, où j'ai exposé des petits formats que j'avais transporté rangés dans sac en textile noir, mallette souple du globe-trotter dessinateur. Pas de souci aux douanes, malgré quelques interrogations tout de même. La galerie m'a contactée ce mois-ci, donc un an plus tard, par l'intermédiaire de mon ami Virginijus Sutkus pour une exposition en solo cette fois-ci. J'avais montré mes nus aux frontières au nord, vais-je y retourner ? En tout cas, mes dessins pourront résister au froid et aux intempéries de St Martin... et espérons contriburons à réchauffer l'atmosphère avec un peu de couleurs et de traits. Je souhaite que mes dessins donnent un peu envie aux enfants de dessiner un peu plus. Pour l'ambiance festive, guirlandes lumineuses bleues Klein et blanches partout dans le village, belle animation et vin chaud à 18h de toute façon !

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vendredi 30 octobre 2009

"D'après modèle", LES PHOTOS DE L'EXPO !

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"D'après modèle", une exposition du 22 septembre au 3 novembre à Uriage

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Heureusement qu’il y a des fulgurances, des révélations, des enthousiasmes au moment des expositions. Ce qui me poussent à écrire ici . Sinon..hum ! Comme j'avais dit au début de ce blog, j'essaie d' assumer "le présent perpétuel" . L’exposition «D’après modèle» se tient encore pour quelques jours encore à l’Office du Tourisme d’Uriage, dans l’ancienne gare du tramway. Je me réjouis depuis un mois chaque fois que je passe devant . Deux fois par jour (au moins). J’en déduis que mes voisins et amis qui font le même trajet ont du s’arrêter, en tout cas s’ils en ont eu envie. Nous étions assez nombreux au vernissage et c'est chaque fois joyeux de se retrouver autour des oeuvres et des tartines ! Pour le reste, paraît-il, «ça plaît» c’est plus «in» de se montrer détachée et indifférente, mais au risque d'être «out», je persévère à penser que le regard que porte le public à mon travail compte toujours énormément. Je suis sensible à ce qu'on en dit. Quand c’est compliqué d’être artiste et de l’assumer... les commentaires bienveillants entendus au coin des cimaises reviennent en boomerang pour dissiper les doutes et apportent de l'encouragement.

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J’ai profité pleinement de l’ accueil qui m’a été réservé en présentant des grands formats, mes grands formats en tôle d’aluminium ensemble pour la première fois. Il a fallu cet évênement pour regrouper 10 pièces d’une série représentant le travail de trois ans (je veux dire travail autre que peinture ou dessin sur support classique). Le lieu n’est pourtant pas très grand mais il est bien conçu et convient parfaitement : on dirait même que les cimaises ont été crées pour l’occasion ou inversement . Elles ont la largeur exacte de mes peintures qui semblent donc posées dans une boîte de verre, rendue magique par la lumière de l’automne. Le bâtiment, petit écrin précieux, renvoie au passé par le mariage du métal et du verre, typique des architectures industrielles du XIXième siècle. Très joli les poutres boulonnées, la structure et les parements. Je pense que du coup, mes Vénus à l'air un peu éthéré, sur fond de Jardin d’Eden, incarnent les femmes romantiques en vogue dans les années 1900 et représentées dans les années folles. Surtout celles au chapeau qui sourit sur son épaule. La transparence totale des murs accentue le passage entre «le dedans» et «le dehors», les peintures et de décor de la rue communiquent. J’ai toujours aimé cet arrivée dans ce lieu de villégiature avec ses arbres centenaires, le ruisseau. Ce quartier réhabilité avec son côté contemporain et son côté désuet mais cossu, n’est pas loin du centre thermal, première étape d’un parcours champêtre dans la ville et dans le parc. Cette exposition est là, bien au milieu de la vie de la ville et des commerces, elle attend les touristes et voyageurs ou les habitants pressés qui n’ont qu’une petite demi-heure (voire 5 petites minutes) pour «jeter un oeil». Génial.

En tout cas, avec mon imagination et mes activités de globe-trotter (revues à la baisse, j'ai de moins en moins de temps) qui me stimulent toujours beaucoup (je reviens de Bruxelles où j’ai visité le Musée Horta et le quartier Art nouveau), je rêve que les modèles de beaux-arts qui ont posé, sortent du tableau et retournent avec moi dans les années 1920 à l’époque apogée de la station. Superbe Uriage-les-bains à l'époque de Coco Chanel, où des personnages illustres comme Edmond Rostand, Tristan Bernard, Colette ou Maurice Chevalier (j'ai lu sur le web que de nombreuses princesses et financiers célèbres se promenaient dans cette ville de villégiature).

Je fais toujours des «mix» entre tous les dessins, tous les paysages mentaux accrocheurs du cinéma, (ou de mon cinéma) des romans que je lis... je recycle tout et fait feu de tout bois... je dédouble la couleur de la chair par des tâches imaginaires dans mes lys... Dans l'exposition, j'ai essayé de reprendre une organisation en alternance entre de grands nus et des grandes fleurs : un hibiscus (sans le «h», plus intime moins botanique), le coeur de la fleur couleur framboise qui évoque la quintessence de l’amour (en Espagne l'été, je peux en voir sur les chemins et faire des croquis)... un bouquet de lys vert jaune avec des touches de vert d’eau et de vert céladon. Ne jamais oublier le célèbre jardin : "le jardin merveilleux* où poussaient toutes sortes d'arbres et de plantes aux fruits délicieux, et où tous les animaux vivaient en harmonie sous la direction de l'homme».

George Sand écrivait dans «l’histoire de ma vie», en citant son jardin imaginaire, «il y avait des roses vertes, noires, violettes, des roses bleues surtout (...) ,le plus beau des jardins».

*Petite anecdote (je ne peux y résister) : de vraies pousses de jeunes tomates grimpantes poussent vigoureusement depuis le début de l'exposition au fond de la salle en dessinant des formes alambiquées, en joli contre-jour, sur Ondine, la Vénus verte. J’adore (témoignage de Florence T.) : des grains tombées (jetées, crachées) là par hasard un soir de vernissage ont élu domicile dans le pot d’une plante d’ornement, trop fort...

Quelques mots sur le titre : «D’après modèle :»

La peinture ou le dessin d'après une modèle est une expression revenant à dire qu’elle se fait en prenant un modèle, par l’observation d’après nature. C’est une discipline des beaux arts aussi. Je pars de la nature, de ce que je vois, et de l'observation puis je glisse progressivement vers l'abstrait. En travaillant le geste. En cherchant des tâches de couleur. Tout se dessine, la nature et le corps, nature lui aussi, est mon sujet de prédilection.

Mais finalement, je projette  toujours mes idées sur ce réel et n’en reste pas complètement au modèle. Je m'aperçois qu'en dessinant telle ou telle chose, en la choisissant en quelque sorte, je pose sur elle un regard particulier, plus affectueux et plus profond que d'ordinaire. Je me "pose / pause". Et de là,  partent  tout un tas de transformations  qui deviennent expression. Mais ce n'est plus seulement un travail formel : ce qui importe c'est le point de vue qui permet de  sublimer, de  dépasser le modèle pour se l'approprier, pour créer autre chose. Et c'est cette transformation qui est passionnante. Ce qui se passe en chemin, ce qui se garde ou ce qui se perd.» http://groussontroyes.com

NOMENCLATURE :

. Le lys, 2009

. L’(h)ibiscus, 2009

. Le grand nu vert, 2009

. Le nu au chapeau, 2009

. Le grand nu rose, 2008

. Le dormeur, grand nu blanc, 2008

. La pensive au chignon, 2008

. L'africaine, 2008

. Le départ, 2007

Epaisseur 4 cm, tôle d’aluminum décorée, vernis «gloss» ou mat, pièce unique. Oeuvre pouvant être exposée à l’ intérieur ou l’extérieur.

. Lys 200 cm X 120 cm / 1200 €, dessin sur tôle d'aluminium, 2009 . Ibiscus 200 cm X 120 cm / 1200 €, dessin sur tôle d'aluminium, 2009 . Grand nu vert, 200 cm X 120 cm / 1200 €, dessin sur tôle d'aluminium, 2009 . Nu au chapeau 200 cm X 120 cm / 1200 €, dessin sur tôle d'aluminium, 2009.

Boîte épaisseur 8 cm, tôle d’aluminium décorée, vernis «gloss», pièce en 2 tirages.Oeuvre pouvant être exposée à l’ intérieur ou l’extérieur.

. Grand nu rose / 2000€, dessin sur tôle d'aluminium, 2008 . Le dormeur, grand nu blanc / 2000€, dessin sur tôle d'aluminium, 2008 . La pensive au chignon / 2000€, dessin sur tôle d'aluminium, 2008 . L'africaine / 500€, dessin dur tôle d'aluminium, 2008

Petits formats (rectangle) 130 € / il existe 3 modèles différents en 10 exemplaires limités : l'ibiscus, la pensée, le nu rose. En vente à "Maison et chocolat" ou auprès de Jean christophe Mourtada 06 88 30 72 71 Petits formats (carré) 50€/60€/70€ à 120€ / 1 modèle de chaque, cadre bois. D'autres formats et modèles visibles à l'Atelier.

-> sur commande, je peux réaliser des fresques de tous les formats, pour la décoration intérieure ou l'aménagement extérieur. Un certificat d’authenticité et des garantis matériaux sont fournis. Les oeuvres en plusieurs tirages sont numérotées. -> pour les peintures sur chassis ou les aquarelles, visite de l'atelier au 329 route d'Uriage, toute l'année. de 50€ à 2000€ suivant les formats.

e.mail : groussontroyes@mac.com

site : http://groussontroyes.com

samedi 11 juillet 2009

http://groussontroyes.com

A ceux qui atteignent ce blog par les modules de recherche Google ou autres : n'oubliez pas d'aller voir mon site à l'adresse http://groussontroyes.com

15 et 16 Aôut à la chapelle de St Nizier / J'y serai…

Cette année, pas moins de trois nouvelles séries de peinture sur de la tôle d'aluminium, une trentaine au total, des peintures (acrylique sur toile de lin) et surtout des dessins… je termine une période de travail assez intense tout en célébrant les vacances d'été pendant lesquelles je peux mener à bien mon carnet de route, de plus petit format et avec des outils plus modestes, mine de plomb et petite boîte d'aquarelle transportable.Le carnet du globe-trotter, un livret fait main par les soins de Marie-Laure, amie et professionnelle de la reliure d'art ( très beau carnet, vide déjà…). Autour de croquis spontanés que j'ai réalisés dans des espaces les plus variés possibles, j'ai développé des approches plus hautes en couleur en organisant la forme autour de tâches très prononcées qui emprisonnent le trait et dialoguent avec lui de manière assez énergique. Bien sûr le dessin prédomine, avec la recherche du geste, du trait juste, mais je suis un peu sortie de mes pratiques bien "rôdées" pour tout simplement "changer". Alors j'espère que cela plaira, comme il me plaît à moi, ce changement. Dans St Martin d'Uriage, "Maison et chocolat", la piscine, le restaurent "Le Basilic", me font le grand plaisir de montrer quelques dessins sur aluminium. Vous pourrez voir quelques versions de 3 séries limitées à 10 exemplaires chacunes, de petit format (30 X 40 cm), pièces sur aluminium pour un décor intérieur ou extérieur.

http://gallery.me.com/groussontroye...

Cette galerie d'images montre aussi des fresques, dont une réalisée pour une société spécialisée dans l'immobilier. Les décors peuvent être réalisés dans tous les formats pour l'aménagement extérieur (résistance à la lumière, à la chaleur, à l'humidité) et la décoration intérieure.

mercredi 11 mars 2009

Page blanche à mon bel amour des couleurs

Mon bel ami des couleurs, si tu lis d’une traite l’ensemble des articles de ce blog, c’est assez vite fait mais l’on peut remarquer quand même que j’essaie d’y faire une apparition régulière !

J’avais dit dans le premier article qui l’inaugurait que j’allais essayer d’être au plus proche des sensations raisonnements et sentiments liés au présent et que je tenterai de consigner pour toi des informations concernant mes pistes de travail en cours, n’ayant toujours pas de catalogues c’est bien pratique pour communiquer et partager. Une sorte de journal, quoi. Pour être limpide : je n’ai rien écrit depuis 3 mois non pas parce que je n’ai pas travaillé (ma volonté de création n’est pas entamée) mais parce que je n’en avais pas le cœur, je n’étais pas disponible. Ben Ami Koller nous a quitté lui aussi au mois de décembre, mon bel ami des couleurs. J’avais planté mes racines dans les Landes, chez Jacques, l’été, pour peindre non stop sous le regard bienveillant du maître. Je revenais à la maison pour monter mes nouveautés à Jean Marie Cupillard, à l’époque mon galeriste et ami. Où est passé ce ping pong « je fais » et « je te montre », « on en parle » et « tu me montres »…ce terreau fertile ? Suis-je apte à faire seule ce travail d’auto décryptage de mes images ? Suis-je capable de travailler isolément sans l’un ni l’autre ?

J’avance une fresque sur métal, toujours mes « toiles en tôle » d’aluminium qui se destine à Montpellier : je cherche des formes claires et positives car elle devra vivre dans le monde des affaires et porter chance à un ami dont la réussite me fait plaisir. En décembre, mon grand nu bleu et une nouvelle version du dormeur ont pris place dans l’exposition du Belvédère « Mon voisin est un artiste ». Comme d’habitude, la date du vernissage fût placée le même jour que la soirée annuelle du Lycée où nous avons présenté le pré-montage du film « 2010, l’odyssée de l’espace », ce remake en dessin d’animation réalisé en république tchèque ces mêmes mois et que je place haut dans mon intérêt, nous irons au festival de la FIFAV festival de film sur l’argile et le verre. Le Belvédère et l’occasion de voir les réactions, adhésion ou gestes indifférents…perdue. Quant à Laurence par ailleurs, à qui j’ai promis le dessin de « signes graphiques gestuels » pour ses carrés en céramique attend, j’espère encore, que je réalise une maquette sur papier qui sera transférée sur l’argile. J’y pense. Et l’atelier dans la lancée puisque nous faisons le tour des nouvelles ? Par manque de temps et peut-être de motivation (depuis le refus de permis de construire du premier projet de construction d’un mini atelier en ossature bois, ouvert sur la rue), l’extension de l’atelier est reportée. Et alors ? What happens ? Bilan ! Janvier est faste : j’ai installé de grandes pièces qui plaisent beaucoup à ceux qui portent un regard tendre à mon travail, j’ai vendu des petits formats d’un esprit nouveau, des prototypes en quelque sorte de petits croquis légers et gestuels. Cela a redonné un sens et remis en route la machine à envie, allumer la petite flamme du désir…si indispensable. Je crois être tout particulièrement aguerrie, 2008 était l’année des disparitions éprouvantes et injustes, 2009 semble s’amorcer comme une jolie année pleine de douceur et je dois compter sur l’effet printanier…ça y est je suis dans le présent à nouveau ! J’ai envie de me lancer dans l’affirmation monumentale de la féminité (ou du masculin) avec des dessins de nus à demi habillée, avec des attributs et prolongement sensuels chaussures, écharpes…cacher pour mieux montrer ? Il y a dans le non sens et Wittgenstein (si j’étais experte en philosophie, pourrais-je tant l’apprécier ?*) l’indiscible et l’inattaquable piste à la fois du sérieux et de la dérision , de la négation du sens ordinaire des choses, en dépit de mon goût justement porté- sur les choses ordinaires de la vie (!!!). Pour le thème de l’Europe, au Belvédère, j’avais pendu une éponge synthétique bleue pour se savonner tout en se posant la question « Savon de Marseille ou P’tit Dop? » et plus loin, sous le dormeur « Camembert ou Bridélight ?", Bridélight est un beurre allégé absolument insipide et P’tit dop un shampoing qui sent la lessive, parfaites images de ce bouleversant virage de la culture alimentaire européenne et de ses batailles de marques. Ils ont cohabité avec de grands nus à demi évanouis et pensifs, rendus fragiles, dubitatifs et pathétiques mais néanmoins détachés. La vie de nos corps, quels qu’ils soient, n’est pas sur le podium ni les revues de mode pourtant nous sommes tentés de lui imposer des contraintes : soit nous l’abandonnons soit nous lui portons des soins d’exception et d’une extrême douceur. Tout ce qui côtoie le corps apparaît comme un élément porteur de symbole. L’attribut en peinture… Le Chancelier Séguier dans la peinture d’histoire, Madame Récamier pour la peinture psychologique, ou Thomas Ruff pour le portrait contemporain très physionomique, la poésie se dégage des « détails » à découvrir dans le tableau, de la présence ou de l’absence de passementeries brodées… ou d’objets intimes. Nature ou culture…ou entre les deux.

  • Pierre C. aide-moi…Je ne suis pas philosophe mais de Wittgenstein je n’avais retenu dans mes études que seules les parties qui m’intéressaient parce que je m’y je me retrouvais en quelque sorte (…). La critique des conceptions austères concernant le sens. Les choses qu’on ne peut pas expliquer par des voies classiques mais qui permettent malgré tout d’exprimer des vérités métaphysiques ou éthiques, différemment d’une grammaire pure et logique. Le critère de sens, selon Wittgenstein, est encore plus fort : « la plupart des propositions et des questions qui ont été écrites touchant les matières philosophiques ne sont pas fausses, mais sont dépourvues de sens. » J’avais voulu y voir, après des études scientifiques qui m’avaient lassée, qu’on ne peut pas exprimer la vérité dans l'arithmétique… "car sinon le paradoxe pourrait s'exprimer et fournirait une contradiction" (trouvé sur internet !). Il y a dans l’art, le langage et les mots en liberté quelque chose de fantastique qu’on ne maîtrise pas et qui est très intéressant. A côté, c’est l’incomplétude des mathématiques et de toutes les disciplines « diseuses » de vérité qui paraîssent suspectes. Je me suis aperçue aussi de ma lassitude actuelle à l’égard des théories de la communication et de ses stratégies, surtout quand je suis amenée à enseigner les lois de la publicité et de ses concepts. Il y a fort longtemps, je me suis rendue à l’évidence, le langage qui sauve a la forme d’un bavardage, d’une confidence, d’une narration libre, un moment de parole « gratuite » et non intéressée, celle qui est la plus utile, tellement plus utile que les communications ciblées et signifiantes dans leur entier, où chaque mot peu être posé, pesé, dont l’utilité doit être prouvée et productive. La peinture c’est comme la parole, parfaitement inutile, et totalement indispensable quel que soit son énoncé. A quoi bon. Laissons la poésie se cacher, se lover où elle veut et surtout où elle peut. On s’accordera pour penser que ce sera une autre vérité dont la quête tour à tour nous épuise puis nous fortifie.

dimanche 30 novembre 2008

"BRIDGES", Exposition collective en Lituanie V.K. JONYNO GALERJA

Depuis la rentrée scolaire, il n'y a pas une minute pour "bloguer", blaguer. Mais de mon épopée dans les pays baltes, je ramène une moisson de belles photographies, des croquis, quelques vidéos. Depuis mon dernier voyage à Vilnius il y a trois ans, les transformations de la ville et du paysage se comparent à celle de Londres dans le quartier de la nouvelle Tate Gallery.10 kilomètres dans la direction de Minsk, la ville de Druskininkai où la galerie Vitautas Kazimieras Jonynas accueille notre exposition collective "Bridges", c'est un peu le rutilant Doubaï, un lieu de villégiature unique avec des prestations hôtelières pour public russe au porte-monnaie bien rempli. Mais le patrimoine architectural est mis en valeur d'une manière remarquable, qu'il soit ancien ou contemporain… un chantier à chaque coin de rue et des gens aimables, heureux de grandir avec la vieille Europe, qu'elle ne tardera de rattraper tant la volonté de bien faire est grande. Bon, voici quelques photos où vous reconnaitrez quelques uns de mes dessins, aux côtés de ceux de Luisa Maria Porras (Espagne), Riste Lasberg (Estonie), Virginijus Sutkus (Lituanie), Marta Kotkova (République Tchèque). A bientôt sur ce blog, à l'occasion de "Mon voisin est un artiste" au Belvédère de St Martin d'Uriage, vernissage le 12 décembre ! Il sera possible de visiter mon atelier (voir le dépliant du syndicat d'initiative d'Uriage).

Pour les photographies, cliquez ici :

http://gallery.me.com/groussontroyes#100316

samedi 20 septembre 2008

GALERIE PHOTOS / Invitation à une promenade déco, en blanc et gloss…

Cliquez ici sur ce lien pour voir les photos : http://homepage.mac.com/groussontro...

Dans cette galerie de photos, j'ai essayé d'isoler le travail dans lequel je mets en oeuvre les superbes matériaux contemporains que sont l'aluminium et les revêtements industriels à l'aspect satiné ou "gloss". C'est souvent en feuilletant les magasines d'architecture contemporaine comme "Architectures et techniques", ou "Artravel" ou "New European architecture", ces magazines capteurs de tendances, que je me dis que les matériaux issus de la technologie même s'ils sont un peu froids, ont quelque chose comme une sensualité captivante, une douceur très attirante, une rondeur, un toucher lisse qui va bien avec le corps.

Mon petit Mac portable brille avec son blanc vernissé. J'aime bien le toucher. J'ai aussi "dans l'oeil" le dos blanc des vingtaines d'écrans Mac de l'école, avec derrière, le visage penché de mes élèves au travail (je suis prof d'art et de design). Dans "Wall E" (dernière création des studios Pixar), hier au cinéma, j'ai pu voir que "Eve" l'amoureuse du petit robot apparaît dans cette matière blanche et lumineuse, cette matière de l'espace très aseptisée mais tellement tournée vers le futur. Je préfére largement "2001, l'odyssée de l'espace" de Stanley Kubrick et le mobilier d'Olivier Mourgue, auquel ce remake de plus fait référence. Quoi que cela signifie, ce qui me paraît important c'est de donner une expression nouvelle à mon dessin. Cette "immatérialité" donnée par la recherche des supports, des matières me passionnent en ce moment. Au musée de Grenoble, paradoxalement, je n'ai "vu" de Wolfgang Laib, le magicien du jaune et du pollen, que sa pierre de lait, première oeuvre, première salle. La référence au lait est importante dans tous les objets à la fois blancs et brillants. En digne montagnarde habitante des massifs de Belledonne… le blanc archétypal, la neige, l'immaculée abstraction des espaces enneigées, m'attirent. J'ai souvent pensé à Goldworthy avant de dévaler les pentes et de faire les traces. Oui, il y a du virginal et de la pureté à rechercher dans dans tout ça…un peu d'abstraction aussi pour les supports d'une écriture qui elle, est figurative. Une phrase de Gaetano Pesce, le plus expérimental des "architectes-artistes-designers" a retenu mon attention : "J'ai réalisé des armoires qui essayent de faire la liaison entre l'expression plastique de la renaissance italienne et le design contemporain (...) ces armoires sont figuratives c'est à dire qu'elles évoquent une image parce que selon moi, l'abstraction est une façon obsolète de s'exprimer".

Comme si cette pratique du dessin d'après modèle, très proche du réel avait besoin d'être épurée, distillée, pressée jusqu'au substrat et surtout immortalisée. J'aime le résultat un peu raide et distancé. C'est peut être moi, en ce moment. J'ai besoin de chose qui dure, du pérenne, qui dépasse le temps et les grands coups d'éclats expressionnistes. Il n'y a pas d'âge à poser sur mes nouvelles oeuvres. Ce "best of" de dessins choisis parmi un ensemble correspondant à plusieurs dizaine d'années de pratique et d'expositions, me rapprochent des gens qui les ont inspirées : des modèles, un public d'acheteurs / collectionneurs et surtout Jean Marie C. aujourd'hui disparu, envolé dans l'immaculée conception avec mon copain peintre Jean Luc B. Elles sont gravées dans le "dur", en toute modestie je souhaite qu'elles s'expriment.

C'est vrai, je suis en train de faire des essais de techniques de transfert numérique moléculaire qui permettront aux peintures de survivre dehors au grand froid ou sous des températures extrêmement chaudes.La qualité du blanc, les brillances ne seront pas altérées à l'épreuve du temps. Finalement ces objets industriels s'opposent diamétralement à mes peintures très "bio" d'esprit, sur toile de coton ou de lin, dans lesquelles j'utilise du pigment naturel broyé à la main, "bleu de Lectoure" distribué par Sennelier, du lin et du blanc de Meudon.

Pour moi c'est fluide et ouvert, tout ça. J'attends avec impatience mes 9 dernières pièces en production, sur les machines…attendant le façonnage de finition. Les plus petits formats partent avec moi à Vilnius, en Lituanie, pour une exposition collective avec mes amis des pays de l'est, peintres, sculpteurs et designers textile.

mercredi 10 septembre 2008

DIAPORAMA / Vernissage de l'exposition "Corps et décor" à Lectoure

C'est le grand boom de la rentrée des classes, le rythme de l'automne qui s'installe mais je prends le temps de mettre en ligne quelques images. J'espère que ce sera avec grand plaisir que vous les découvrirez. C'est un fichier qui s'ouvre comme d'habitude sur ce blog avec QUICK TIME (à tétécharger, c'est gratuit, si vous ne l'avez pas déjà). Attention, quand le lecteur s'affiche, il faut cliquer sur "play" mais attendre un petit peu pour que le fichier se charge.A bientôt.

http://idisk.mac.com/groussontroyes-Public/Corps et décor LECTOURE 2008.mov

mercredi 30 juillet 2008

2 et 3 Août 2008 / Sacré week-end à la Chapelle de St Nizier d'Uriage (Isère)

Comme l'an dernier la Chapelle de Saint Nizier d'Uriage ouvre ses portes aux artistes de la commune de Saint Martin d'Uriage. L'Office de tourisme coordonne les expositions.

Il m'a donc été possible d'exposer pendant ces deux jours d'été dans ce lieu de patrimoine.

Que peut-on mettre dans une église ? Peut-on tout mettre ?

C'est une question à se poser au début. Puis vite on se dit…l'architecture à proprement parler, sa fonction, sa symbolique et forcément son esthétique seront le point de départ de l' exposition, l' événement qu'il faudra interpréter. Il faudra tirer partie du lieu.

L'exposition de la chapelle en Isère sera pendant deux jours une antenne, un relais de l'exposition à Lectoure dans le Gers (exposition qui dure deux mois) remplis de crayonnés et de paysages .

Bien sûr, c'est plus un jeu que je m'adresse, un clin d'oeil, un concept, ce lien entre les deux expositions puisque je doute qu'il y ait vraiment des visiteurs qui passent des collines gasconnes aux montagnes alpines de Belledonne excepté ma famille et moi. Mais pourquoi ne pas rêver à un monde meilleur où nous pourrions visiter les 2 expositions séparées de 700 kilomètres d'un coup d'ailes… Et si c'était ça l'idée ? A moi de présenter quelques pièces communes tout en privilégiant un point de vue différent : par exemple un crayonné à la mine de plomb , des esquisses dont l'aboutissement se trouve en un même temps quelque part rue Nationale à Lectoure et vice-versa à Saint Nizier dans ces montagnes estivales,amoncellement de pierraille, belles forêts, pics et sommets. Belle petite transhumance, le temps suspendu…

Quelques notes sur la Chapelle de Saint Nizier d'Uriage, cliquez ici :

http://www.patrimoine-en-isere.fr/pages/FicheSite/id/4/ids/site38185/idter/6/crt/1

Monument historique

Construite pendant l'épiscopat du cardinal Le Camus, l'église se présente comme un volume rectangulaire flanqué d'un clocher carré. La nef est couverte d'un plafond plat lambrissé, tandis que le chevet plat est voûté sur croisée d’ogives et isolé de la nef par une barrière de communion. La façade principale était ornée d’une peinture en trompe-l'œil aujourd’hui disparue, qui représentait le saint patron de la paroisse dans un décor architecturé. A l’intérieur, un intéressant décor peint exécuté à la fin du XVIIIe siècle, de corniches, pilastres et colonnes, guirlandes de fleurs, palmettes et faux rideaux ornent le mur nord de la nef et le choeur. L'église est garnie d’un intéressant mobilier en stuc peint façon faux marbre : maître-autel, fonts baptismaux et autel de la chapelle du Rosaire, témoignent d'une grande qualité d'exécution et offrent un effet de polychromie recherché.

mardi 1 juillet 2008

Doux, dur comme fer : expérimentation sur la tôle

Exposition à Lectoure. vernissage le 28 juin,42 rue Nationale, 32700 LECTOURE. Tel : 05 62 68 73 75. ALEXANDRE POISSON ET GENEVIEVE GROUSSON-TROYES Peinture, design et vidéo

Rien à voir avec de la peinture, au premier niveau donnant sur la rue , sont exposées des pièces en tôle d'aluminium , qui sont fabriquées industriellement, à partir d'un fichier numérique.

Le franchissement des frontières de l'art classique et la confrontation à de nouveaux territoires hybrides, transversaux, prolifiques (vidéo, technologies industrielles) aident à produire du sens. J'ai la conscience que les changements de supports, d'échelle, de matériaux transforment la relation entre le spectateur et le dessin. La distance entre l'un et l'autre est considérablement diminuée : tous les détails du trait et du geste sont révélés par l'agrandissement. On peut voir également qu'avec peu de matériaux mais un usage noble de ces derniers, et des finitions industrielles de qualité, la mise en forme change radicalement le rapport au dessin qui est vu comme à travers une loupe, un microscope . Et puis, il y a aussi le jeu de tension entre le papier - léger, fragile, sensible, sensuel - et le métal - solide, rigide, noble d'aspect et à la rondeur satinée - qui est central.

J'essaie de transférer, pour la première fois, mon expérience de designer dans le travail d'artiste que je poursuis depuis quelques années. Aujourd'hui, Je mène de front deux pratiques mais en essayant de créer des ponts. Certaines limites, dans chacun des domaines spécifiques, ne peuvent cependant être franchies au risque de décevoir.

D'abord le dessin est réalisé à la mine de plomb sur du papier à grain. J'utilise le "plein et de délié" du trait pour saisir le mouvement. La capture du "geste" et la netteté des tâches d'aquarelle ou d'acrylique sont essentiels. Je scanne en haute résolution pour conserver la qualité et permettre les agrandissements éventuels mais sans intervenir sur le cadre et la composition. Je veux rester proche du dessin devant le modèle, garder l'émotion, la sensibilité. C'est mieux de maintenir un dialogue entre les dessins et les tôles (dans la captation iconique des corps, le plus important est le rapport du trait et du geste sur le fond, la page blanche). Je pourrai décider de garder l'aspect métallique du support de base mais je choisis de conserver le fond blanc. J'interviens aussi en graphiste pour décider des placements des mentions obligatoires (signatures, numéro, texte). Le fichier est transmis pour la réalisation de la pièce en tôle.

Le revêtement est issu de la technologie, d'une technique qui consiste à déposer l'image (dessin ) issu du support numérique, à l'intérieur d'un revêtement thermodurcissable appliqué sur un support métallique, résistant à haute température. Il reçoit ensuite un traitement anti-corrosion type "bâtiment". Sous l'action de la chaleur et d'une forte pression obtenue par le vide, le décor (dessin) est absorbé par le revêtement déposé sur la tôle. L'opération ne dure que quelques secondes et le décor est définitivement intégré dans la matière. Normalement réservé à la signalétique (cf. DDE ou panneaux urbains en tôle céramique), ce procédé technologique d'exception permet d'obtenir une sorte de "toile" en tôle (le dire vite"toilantol") à l'aspect totalement plat, lisse et satiné, inaltérable, étanche (il peut subir les intempéries, eau, gel, pollution). Les tôles sont découpées, pliées, ouvragées en forme de chassis de l'épaisseur d'une toile. Il en demeure que le résultat est une oeuvre d'art que l'on appelle communément "un multiple". Une numérotation semblable à celui utilisé en gravure permet de remédier à la sérialité absolue du design et des objets de décor. Leurs prix résultent du coût de fabrication essentiellement mais il n'y a rien à regretter car le rendu final est unique lui aussi. C'est une première.

Pour la pièce jointe, l'affiche de l'exposition, cliquez sur annexe.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas : rubrique //contact// ou le rétrolien de cet article ! Merci et à bientôt.

Le bonheur est dans le pot…de fleur

Dans le Gers…

Il n'y a pas que dans le pré qu'on trouve son bonheur.

Bon, à remettre en cause les clichés et les dictons… autant continuer dans la lancée : ce n'est plus seulement "dans les vieux pots qu'on fait la bonne soupe".

C'est aussi dans les nouveaux, les pots lumineux Bloom que l'on trouve dans la galerie qui m'accueille du 28 juin au 28 Août, Jeanine Biasiolo, 42 rue nationale à Lectoure. Le design, la peinture et la video (dont une d'Alexandre Poisson) s'harmonisent dans une exposition joyeuse, vivante, lumineuse dans tous les sens du terme. Le concept global, un peu "beatnik" fonctionne bien : on est plongé dans l'ambiance, on adhère. Les parti-pris de la galerie sont pertinents (ceux de Jeanine bien-sûr… du contemporain toujours dans cette petite ville toute faite de patrimoine et d'histoire). Le renforcement d'un réseau de liens très personnalisé entre les clients du salon, le public de la galerie, les visiteurs amenés par d'autres manifestations culturelles aboutit à la constitution d'un public converti, agréable. C'est un lieu de confrontation passionné. On y agite des idées assez poétiques et assez fondamentales. Les affiches et les flyers annonçant l'exposition sont arrivés à la dernière minute (petit stress et commande tardive, encre pantone fluo qui se fait attendre) mais nous étions nombreux au rendez-vous samedi 28 à 18H30 pour "vernir".

Diaporama (attendre quelques minutes le chargement, ouvrir avec Quick time ou VLC) :

http://idisk.mac.com/groussontroyes-Public/vernisssage Lectoure.mov

Une petite cour centrale s'ouvre sur des passages à claire-voie, des coursives et des étages. Une longue cimaise permet l'accrochage des grands formats : parfait pour la dormeuse sur fond bleu de Lectoure (ce pigment bleu, couleur Sennelier, broyé artisanalement), les grands formats sur la tôle. L'Africaine a de la place pour s'exprimer et le dormeur est installé comme pour l'éternité tranquille. Les multiples à proximité les uns des autres font écho tout en disant bien leur différence avec les peintures. Les tôles… Arriverai-je à répondre à toute les questions sur ces tôles ? Promis juré, le prochain article, je m'y attèle.

lundi 30 juin 2008

Les vidéos

http://groussontroyes.free.fr/videos/corps.mp4

http://groussontroyes.free.fr/videos/critee.mp4

http://groussontroyes.free.fr/videos/isolation.mp4

Les images sont "en liberté" avec des répétitions nombreuses, sorte de "bloc-notes" qui "moulinent" et empilent des "fichiers" à la manière d'un cerveau en activité.Certaines séquences ne s'effacent jamais et reviennent dans un placement aléatoire, sorte de collage de choses compatibles entre elles, homogènes à la base, mais qui se stratifient pour donner à la fin un résultat hétérogène. Comme cela se passe souvent dans l'inconscient humain.

Voici 3 vidéos qui mêlent des dessins de corps à des bribes vidéo et des photos (j'utilise I.Stop Motion un logiciel qui permet de faire de petites animations "image par image"). C'est avant tout amusant puis…la video est aussi une "machine d'écriture" spontanée, langue et machine qui broie le son, les bruits. Des images se multiplient au rythme des répétitions des mots du refrain d'une chanson de MGMT ou d'un texte de John Lenon. Le désir de nature comme dirait Paul Klee "la nature naturante" (celle qui ne cesse d'engendrer), le mouvement (Marie, modèle en mouvement, dont l'énergie est communicative), les références aux grands maîtres de l'histoire et des arts (Klimt, Goya, Dürer, Boucher…) en sont le leitmotiv.

http://groussontroyes.free.fr/videos/dormeur.mp4

Alexandre dans la quatrième vidéo est plus contemplatif et amène à une sorte de sagesse qui renvoie au calme intérieur du dormeur.

Pour voir le document joint, cliquez sur l'annexe :

dimanche 4 mai 2008

"DECOR ET DECOR, un lieu événement" / Des enchaînements d'espaces, des contiguïtés de petits espaces d'exposition qui déclinent le corps.

Exposition à Lectoure. vernissage le 28 juin,42 rue Nationale, 32700 LECTOURE. Tel : 05 62 68 73 75. ALEXANDRE POISSON ET GENEVIEVE GROUSSON-TROYES

Alexandre Poisson et moi, nous cherchons un entrelacement de formes par des manifestations informatiques, filmiques, graphiques pour exprimer toutes les possibilités inhérentes au geste de l'artiste. L'installation s'articule autour de grands dessins de corps et des films de ces mêmes corps mis en scène dans des répétitions incessantes de mouvements, sorte de parade spatialisée par une musique envoûtante qui nous encourage à participer au voyeurisme de la situation. Ils sont projetés dans un espace composé d'objets de design contemporain évoquant la liberté du corps : sacs fleuris, pots lumineux, papier peints et autres évocations des années 70.

Le paysage de la rue sera bousculé par un corps qui s'affiche en vitrine sur une grande tôle d'aluminium industrielle. C'est une sorte de résistance très légèrement transgressive qui anime le concept global : ces corps reportés par le biais des techniques numériques industrielles sont vendus au m2 pour faire décor dans tout type d'architectures.

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