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Heureusement qu’il y a des fulgurances, des révélations, des enthousiasmes au moment des expositions. Ce qui me poussent à écrire ici . Sinon..hum ! Comme j'avais dit au début de ce blog, j'essaie d' assumer "le présent perpétuel" . L’exposition «D’après modèle» se tient encore pour quelques jours encore à l’Office du Tourisme d’Uriage, dans l’ancienne gare du tramway. Je me réjouis depuis un mois chaque fois que je passe devant . Deux fois par jour (au moins). J’en déduis que mes voisins et amis qui font le même trajet ont du s’arrêter, en tout cas s’ils en ont eu envie. Nous étions assez nombreux au vernissage et c'est chaque fois joyeux de se retrouver autour des oeuvres et des tartines ! Pour le reste, paraît-il, «ça plaît» c’est plus «in» de se montrer détachée et indifférente, mais au risque d'être «out», je persévère à penser que le regard que porte le public à mon travail compte toujours énormément. Je suis sensible à ce qu'on en dit. Quand c’est compliqué d’être artiste et de l’assumer... les commentaires bienveillants entendus au coin des cimaises reviennent en boomerang pour dissiper les doutes et apportent de l'encouragement.

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J’ai profité pleinement de l’ accueil qui m’a été réservé en présentant des grands formats, mes grands formats en tôle d’aluminium ensemble pour la première fois. Il a fallu cet évênement pour regrouper 10 pièces d’une série représentant le travail de trois ans (je veux dire travail autre que peinture ou dessin sur support classique). Le lieu n’est pourtant pas très grand mais il est bien conçu et convient parfaitement : on dirait même que les cimaises ont été crées pour l’occasion ou inversement . Elles ont la largeur exacte de mes peintures qui semblent donc posées dans une boîte de verre, rendue magique par la lumière de l’automne. Le bâtiment, petit écrin précieux, renvoie au passé par le mariage du métal et du verre, typique des architectures industrielles du XIXième siècle. Très joli les poutres boulonnées, la structure et les parements. Je pense que du coup, mes Vénus à l'air un peu éthéré, sur fond de Jardin d’Eden, incarnent les femmes romantiques en vogue dans les années 1900 et représentées dans les années folles. Surtout celles au chapeau qui sourit sur son épaule. La transparence totale des murs accentue le passage entre «le dedans» et «le dehors», les peintures et de décor de la rue communiquent. J’ai toujours aimé cet arrivée dans ce lieu de villégiature avec ses arbres centenaires, le ruisseau. Ce quartier réhabilité avec son côté contemporain et son côté désuet mais cossu, n’est pas loin du centre thermal, première étape d’un parcours champêtre dans la ville et dans le parc. Cette exposition est là, bien au milieu de la vie de la ville et des commerces, elle attend les touristes et voyageurs ou les habitants pressés qui n’ont qu’une petite demi-heure (voire 5 petites minutes) pour «jeter un oeil». Génial.

En tout cas, avec mon imagination et mes activités de globe-trotter (revues à la baisse, j'ai de moins en moins de temps) qui me stimulent toujours beaucoup (je reviens de Bruxelles où j’ai visité le Musée Horta et le quartier Art nouveau), je rêve que les modèles de beaux-arts qui ont posé, sortent du tableau et retournent avec moi dans les années 1920 à l’époque apogée de la station. Superbe Uriage-les-bains à l'époque de Coco Chanel, où des personnages illustres comme Edmond Rostand, Tristan Bernard, Colette ou Maurice Chevalier (j'ai lu sur le web que de nombreuses princesses et financiers célèbres se promenaient dans cette ville de villégiature).

Je fais toujours des «mix» entre tous les dessins, tous les paysages mentaux accrocheurs du cinéma, (ou de mon cinéma) des romans que je lis... je recycle tout et fait feu de tout bois... je dédouble la couleur de la chair par des tâches imaginaires dans mes lys... Dans l'exposition, j'ai essayé de reprendre une organisation en alternance entre de grands nus et des grandes fleurs : un hibiscus (sans le «h», plus intime moins botanique), le coeur de la fleur couleur framboise qui évoque la quintessence de l’amour (en Espagne l'été, je peux en voir sur les chemins et faire des croquis)... un bouquet de lys vert jaune avec des touches de vert d’eau et de vert céladon. Ne jamais oublier le célèbre jardin : "le jardin merveilleux* où poussaient toutes sortes d'arbres et de plantes aux fruits délicieux, et où tous les animaux vivaient en harmonie sous la direction de l'homme».

George Sand écrivait dans «l’histoire de ma vie», en citant son jardin imaginaire, «il y avait des roses vertes, noires, violettes, des roses bleues surtout (...) ,le plus beau des jardins».

*Petite anecdote (je ne peux y résister) : de vraies pousses de jeunes tomates grimpantes poussent vigoureusement depuis le début de l'exposition au fond de la salle en dessinant des formes alambiquées, en joli contre-jour, sur Ondine, la Vénus verte. J’adore (témoignage de Florence T.) : des grains tombées (jetées, crachées) là par hasard un soir de vernissage ont élu domicile dans le pot d’une plante d’ornement, trop fort...

Quelques mots sur le titre : «D’après modèle :»

La peinture ou le dessin d'après une modèle est une expression revenant à dire qu’elle se fait en prenant un modèle, par l’observation d’après nature. C’est une discipline des beaux arts aussi. Je pars de la nature, de ce que je vois, et de l'observation puis je glisse progressivement vers l'abstrait. En travaillant le geste. En cherchant des tâches de couleur. Tout se dessine, la nature et le corps, nature lui aussi, est mon sujet de prédilection.

Mais finalement, je projette  toujours mes idées sur ce réel et n’en reste pas complètement au modèle. Je m'aperçois qu'en dessinant telle ou telle chose, en la choisissant en quelque sorte, je pose sur elle un regard particulier, plus affectueux et plus profond que d'ordinaire. Je me "pose / pause". Et de là,  partent  tout un tas de transformations  qui deviennent expression. Mais ce n'est plus seulement un travail formel : ce qui importe c'est le point de vue qui permet de  sublimer, de  dépasser le modèle pour se l'approprier, pour créer autre chose. Et c'est cette transformation qui est passionnante. Ce qui se passe en chemin, ce qui se garde ou ce qui se perd.» http://groussontroyes.com

NOMENCLATURE :

. Le lys, 2009

. L’(h)ibiscus, 2009

. Le grand nu vert, 2009

. Le nu au chapeau, 2009

. Le grand nu rose, 2008

. Le dormeur, grand nu blanc, 2008

. La pensive au chignon, 2008

. L'africaine, 2008

. Le départ, 2007

Epaisseur 4 cm, tôle d’aluminum décorée, vernis «gloss» ou mat, pièce unique. Oeuvre pouvant être exposée à l’ intérieur ou l’extérieur.

. Lys 200 cm X 120 cm / 1200 €, dessin sur tôle d'aluminium, 2009 . Ibiscus 200 cm X 120 cm / 1200 €, dessin sur tôle d'aluminium, 2009 . Grand nu vert, 200 cm X 120 cm / 1200 €, dessin sur tôle d'aluminium, 2009 . Nu au chapeau 200 cm X 120 cm / 1200 €, dessin sur tôle d'aluminium, 2009.

Boîte épaisseur 8 cm, tôle d’aluminium décorée, vernis «gloss», pièce en 2 tirages.Oeuvre pouvant être exposée à l’ intérieur ou l’extérieur.

. Grand nu rose / 2000€, dessin sur tôle d'aluminium, 2008 . Le dormeur, grand nu blanc / 2000€, dessin sur tôle d'aluminium, 2008 . La pensive au chignon / 2000€, dessin sur tôle d'aluminium, 2008 . L'africaine / 500€, dessin dur tôle d'aluminium, 2008

Petits formats (rectangle) 130 € / il existe 3 modèles différents en 10 exemplaires limités : l'ibiscus, la pensée, le nu rose. En vente à "Maison et chocolat" ou auprès de Jean christophe Mourtada 06 88 30 72 71 Petits formats (carré) 50€/60€/70€ à 120€ / 1 modèle de chaque, cadre bois. D'autres formats et modèles visibles à l'Atelier.

-> sur commande, je peux réaliser des fresques de tous les formats, pour la décoration intérieure ou l'aménagement extérieur. Un certificat d’authenticité et des garantis matériaux sont fournis. Les oeuvres en plusieurs tirages sont numérotées. -> pour les peintures sur chassis ou les aquarelles, visite de l'atelier au 329 route d'Uriage, toute l'année. de 50€ à 2000€ suivant les formats.

e.mail : groussontroyes@mac.com

site : http://groussontroyes.com